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films indiens qui seront projetés

saira

Mardi 6 novembre

 

Grande Salle

 

Sous le signe de l’Inde

 

20h : Gala d’Ouverture

Sélection officielle - Compétition Internationale

Programme 1

SAIRA

En présence du réalisateur Dr. BIJU

Inde / Fiction / 35mm / 90’

amours, pots-de-vins, etc

Mercredi 7 novembre 2007 à 22h

Sélection officielle - Compétition Internationale

Programme 3

AMOUR, POTS-DE-VIN, ETC..

(Chai Pani, etc.)

En présence du réalisateur Manu REWAL

Inde / Fiction / 35mm / 92’

appel manque

Samedi 10 novembre 2007 à 18h

Sélection officielle - Compétition Internationale

Programme 8

APPEL MANQUE

(Missed call)

Un film de Mridul TOOLSIDASS et Vinay SUBRAMANIAN

Inde / Fiction / 35mm / 105’

le compagnon

Dimanche 11 novembre 2007 à 18h

Sélection officielle – Hors Compétition

le compagnon

(Dosar)

Un film Rituparno GHOSH

Inde / Fiction / 35mm / 127’

Pays vedette : INDE

Le concept de Pays Vedette vise à mettre en valeur chaque année une cinématographie encore trop mal connue du public. C’est aussi l’occasion de mettre en avant une culture à travers l’expression filmée de jeunes artistes qui constituent la force vive d’un univers culturel en recherche d’un ailleurs.

 

Du cinéma indien, le monde entier connaît les grosses machines « bollywoodiennes », son collège de stars et son indétrônable statut de premier producteur mondial de film (près d’un millier de production par an). Au point que ces colossales machines de production étouffent, en Inde même, toute les voix parallèles du cinéma, et rendent difficiles l’émergence et la survie d’un cinéma d’auteur. Le phénomène n’est pas nouveau. Satyajit Ray (1921-1992), pionniers d’un cinéma d’auteur made in India, s’est fait un nom en Inde une fois seulement que ses films ont été reconnus à l’étranger. L’un des autres très grands maîtres du cinéma indien, né en 1925, Ritwik Ghatak a mené en solitaire une œuvre radicale. Ignoré par la critique, les festivals et le public, il est mort pauvre et alcoolique en 1976.
Les relations entre cinéastes d’auteurs et producteurs ne s’améliorent guère avec les années et ressemblent fort à d’éternelles batailles entre chats et souris. En effet, face une vague de standardisation du cinéma, une volonté d’en faire des publicités pour un style de vie, bon nombre de cinéastes pourtant audacieux, n’arrivent pas ou peu à faire aboutir leurs productions. Le cinéma masala, celui de Bollywood, formaté pour le mélo et les happy-end, ne reflète pas la diversité des cultures d’un pays gigantesque, abritant un sixième de l’humanité, 28 Etats, 22 langues officielles, 15 religions qui supposent donc la  cohabitation de centaines de cultures différentes, génératrice de tensions et créations de cette vie en commun. C’est sur ces questionnements que le plus créatif des cinémas indiens se penche. Une nouvelle vague qui est le fait de cinéastes qui ont choisi de sortir des sentiers battus pour témoigner des réalités sociales d‘un pays en pleine mutation. Ces jeunes auteurs ne craignent pas de laisser de côté les thèmes mythologiques ou les histoires édulcorées qui semblent pourtant au goût du public populaire à la recherche d’une évasion que les grands studios sont prêts à lui offrir. Le cinéma nouveau refuse les recettes habituelles pour se lancer à l’assaut d’une forme d’art plus réaliste et donc plus engagé par rapport aux soubresauts qui agitent la société indienne. Le jeune cinéma indien refuse d’agir simplement sur son public comme un phénomène de sublimation destiné à lui faire oublier la réalité quotidienne.


Malgré l’expansion spectaculaire de l’économie indienne, le cinéma d’auteur est bel et bien oublié. Le nombre de producteurs indépendants des grands studios, comme celui des distributeurs indépendants s’amenuise. Les aides d’Etat aussi : depuis deux ans, elles sont réduites à néant au niveau national. Seules restent les subventions régionales qu’accordent le Bengale et le Kérala. Souvent, les premiers films voient le jour parce que des amis ou la famille du réalisateur lui ont prêté de l’argent. Et le jeune cinéaste est fréquemment obligé de produire, voire de distribuer lui-même son premier long-métrage.
Plusieurs autres handicaps jalonnent le combat des réalisateurs. D’abord, le manque d’un réseau de salles de petites tailles (le nombre de fauteuils se comptent en milliers en Inde) capable de promouvoir ce type de cinéma n’est pas encore compensé par la récente émergence des multiplexes, qui eux, pourraient offrir des toute petite salles visant des audiences plus ciblées. Ensuite, le choix de la langue utilisée : en dehors de l’hindi et de l’anglais, les nombreuses autres langues doivent être sous-titrées ou doublées pour toucher une audience nationale. Et enfin, la censure qui reste très stricte notamment sur la religion, la politique et les scènes de sexe. Les baisers sont donc chastes et les scènes d’amour fort peu dévêtues.

Cependant, en dépit de ces difficultés, des réalisateurs acharnés pensent qu’il est possible de faire des films sans danse ni chanson qui trouveront leur public. D’autant, qu’en dehors d’Inde, les producteurs et le public s’intéressent de plus en plus à ce parralel cinema. La seule solution pour les jeunes réalisateurs indiens semble alors de chercher le succès à l’extérieur pour ensuite chercher de quoi financer un autre film dans leur propres pays.


Le programme Inde comme pays vedette fera la part belle à l’autre cinéma indien, véritablement indépendant avec notamment « Guru » de Mani Ratnam qui sera projeté en ouverture, « Saira » de Dr. Biju, « Missed Call » de Mridul Toolsidas, « Veyil » de C. Vasanta Balan, « Dosar » de Rituparno Gosh ou encore « Yun hota toh kya hota » de Rahul Ghokai,, « Yatra » de Goutam Ghose, « Shoonya » de Arindam mitra, « In the shadow of the dog » de Girish Kasaravalli.

 

Avec la collaboration de l’Ambassade de l’Inde à Bruxelles et du Directorate of Film Festival.