Un Scoop au Festival International

du Film Indépendant de Bruxelles

« Good News » pour le Cinéma en Belgique

Un producteur égyptien met 3 millions €
sur la table pour le cinéma belge

 

Adel Addeb

Le dimanche 8 novembre 2009, le festival organisait au Centre Culturel Jacques Franck une table ronde autour de la collaboration entre cinéma égyptien et belge. En invité d'honneur, le réalisateur-producteur Adel Adeeb. Au cours de cette rencontre était annoncé une nouvelle de taille : l'investissement d'un producteur égyptien dans le cinéma belge.

Un producteur indépendant Egyptien a crée l'événement ce dimanche 18 novembre dernier a la table ronde sur la coproduction Belgique-Egypte au Festival International du Film Indépendant de Bruxelles. Adel Adeeb, producteur et réalisateur qui incarne le renouveau du cinéma égyptien se prépare à lancer un nouveau projet qui va donner un coup de fouet  inédit à la production cinématographique belge et à la collaboration avec l'Egypte. Adel Adeeb, qui privilégie l'action pratique et l'initiative des créateurs, propose de financer a 50 % deux films belgo-égyptiens pour un budget allant de 1,5 million € a 3 millions € par film. Son idée originale est de signer un accord avec le Festival International du Film Indépendant qui sera le maître d’œuvre pour la Belgique.

Seront directement impliqués un scénariste, un réalisateur, un distributeur et bien sûr des acteurs des deux côtés du partenariat. Priorité absolue : des histoires actuelles portées par des forces vives qui cherchent a s'exprimer dans le cinéma d'aujourd'hui (jeunes réalisateurs en recherche de moyens, acteurs de demain, distribution ouverte vers les deux pays...).

Voici une initiative tout a fait encourageante dans le paysage audiovisuel actuel qui souffre cruellement d'absence de moyens, de volonté ou tout simplement d'audace. Adel Adeeb et son complice Daniel Ziskind ont découvert le Festival l'an dernier en y présentant The Baby Doll Night, époustouflant film égyptien moderne. Ils ont d'emblée eu un coup de cœur pour l'esprit de liberté qui souffle sur cet évènement et sur l'immédiateté des contacts qui s'y créent. Cette année ils présentait a nouveau un film inédit, Halim, basé sur l'histoire du plus célèbre des chanteurs égyptiens dont la destinée se confond avec celle de la nation et du peuple d'Egypte.

La table ronde était ouverte a tous. Elle réunissait des professionnels de l'audiovisuel belge, des représentants de Belgacom, Bruxelles Tournage, des programmes de l'Union Européenne pour le cinéma, Tax-Shelter...

Adel Adeeb est a la tête du groupe de production égyptien bien nommé Good News dont la présence à Bruxelles est une chance inouïe pour tous ceux qui veulent faire du cinéma en partenariat avec le monde, dans un esprit créatif et pour aboutir a des réalisations concrètes. La rencontre fut l’occasion de donner un aperçu bref et concret de la situation du cinéma égyptien actuel. Elle était aussi l'occasion de lancer la 1ère Semaine du Cinéma Belge au Caire pour 2010. Enfin, elle fut le lieu symbolique de signature de cet accord mémorable entre le Festival International du Film Indépendant et Good News Group pour la réalisation de ce projet. Signalons pour terminer que la Belgique est le premier pays pionnier a entrer dans cette dynamique qui devrait initier d'autres collaborations du même type dans plusieurs pays d'Europe dont la France et l 'Italie.

Pour en savoir plus : vous pouvez télécharger la charte de coproduction Egypte-Europe en cliquant ici

 Vers la 1ère Semaine du Cinéma Belge au Caire en 2010

Le Festival 2009 organisait le dimanche 8 novembre dernier une table ronde sur le thème : « Vers des coproductions entre l’Egypte et la Belgique ». Comment produit-on des films aujourd’hui en Egypte, pour quel public et avec quelles chances de succès ? Comment concilie-t-on les exigences des marchés locaux, nationaux et internationaux ? Quelle place pour le cinéma d’auteur ?  Quels sont les enjeux majeurs qui agitent aujourd’hui toute une nouvelle génération de jeunes réalisateurs égyptiens qui utilisent le cinéma comme moyen d’interrogation et de communication par rapport à leurs racines culturelles ou géographiques. Cette rencontre tentera de faire le point avec les différents intervenants sur le cinéma égyptien aujourd’hui. Il semble fécond et intéressant de confronter cette analyse avec la situation en Belgique, pays au marché d’une taille si modeste qu’il est sans cesse obliger de tabler sur la coproduction et sur le succès à l’étranger et qui pourtant, au fil des années, impose des films d’auteurs et un style marqué dans de nombreux festivals prestigieux au niveau international dont  le festival de Cannes. Deux pays fort contrastés donc, dont  l’histoire est différente, la dimension aussi ? Est-ce un défi irréalisable d’imaginer qu’un jour ils puissent collaborer pour créer des projets de films communs, ou du moins faire émerger des complémentarités qui pourraient favoriser l’un et l’autre.

Voilà le contexte qui situait le débat entre les intervenants qui sont tous des professionnels de haut niveau représentant les différents secteurs de l’audiovisuel égyptien. De nombreux professionnels belges étaient également présents. Une occasion unique d’avoir une discussion de terrain avec des personnalités de tout premier plan du cinéma égyptien.

La rencontre était principalement centrée sur des échanges pratiques et des réflexions concrètes pouvant déboucher directement sur des actions plutôt que sur des grands débats théoriques. Les débats étaient articulés autour des points forts suivants :

La Rencontre fut également l’occasion d’officialisé ce qui deviendra la « 1ère Semaine du Cinéma belge au Caire, nos partenaires égyptiens voulant en faire un événement de taille dans une ville qui est aussi une des plus importantes capitales du monde arabe. Le but de cette manifestation : faire découvrir aux populations locales la qualité de notre cinéma. Le Ministère de la Culture égyptien de même que l’Ambassade d’Egypte à Bruxelles soutiennent déjà le projet. En principe, cette Semaine aurait lieu du 22 au 29 novembre 2010. Une  opération sans précédent pour le cinéma belge francophone…

 
Le réalisateur-producteur Adel Adeeb en bref…

Abdel Adeeb est considéré comme l’un des metteurs en scène arabes les plus talentueux, mais aussi les moins diserts et les plus modestes. En effet, il ne parle guère de lui-même. Mais chaque fois qu’il réalise un film, une publicité ou des clips musicaux, il récolte tranquillement les récompenses. En novembre 2008, le Festival présentait son film, The Baby Doll Night, qui décrochait le prix du meilleur scénario. Abdel Adeeb a décidé de revenir en force au grand écran, après une période de réflexion et de silence qui a duré plusieurs années. L’objectif du réalisateur, sa vision mentale acérée et son enthousiasme font de lui-même un cas à part dans le cinéma arabe. Il est aussi Président du Département Cinéma de Good News Group pour lequel il a produit notamment HalimL’Immeuble Yacoubian et tout récemment Ibrahim El-Abyad. Depuis 2008, il a lié des liens privilégiés avec notre Festival pour jeter les bases d’une collaboration suivie en Bruxelles et Le Caire. Avec son groupe, Adel Adeeb joue un rôle de premier plan dans la relance du cinéma égyptien.